Cauchemar psychomoteur.kar

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@KMIDI KARAOKE FILE@FRUDEK@TCauchemar psychomoteur (1964)@THugues AUFRAY@TSéquence et karaoké ==> frudek

"Créé par frudek"
Comme j'avais beaucoup marché
J'étais fatigué
Je vois une espèce de ferme
Je me dis: "J'vais m'arrêter".
J'ai dit: "Hé hé là-d'dans,
Y'a-t-il quelqu'un de vivant?"
Je me sentais vraiment seul
Devant la maison
Quand soudain, devant moi,
Un grand gaillard de fermier
Vient me braquer son canon
A la hauteur du menton.

Je tombais sur les genoux
En criant: "Vous êtes fous!
Moi, j'aime bien les fermiers
Ne me tuez pas, s'il vous plait!"
Il s'en est fallu d'un rien
Qu'il me tire comme un lapin.
"C'est vous l'espèce d'vagabond
Qui vient pour mendier?"
J'ai dit: "Non non non non!
Je n'suis pas c'que vous croyez.
En droit, je suis licencié.
J'ai fait l'Université..."

Alors arriva la fille,
Qui s'app'lait Rita.
Ell' semblait tout droit sortie
De la Dolce Vita
Et je me mis en devoir
D'l'amadouer comme son père.
Je lui dis: "La jolie ferme
Que vous avez là,
Dit's-moi!" "Qu'est-ce qu'un étudiant
Connaît à l'agriculture?
J'ai répondu: "Braves gens,
Je suis un puits de culture."

En voyant mes ongles sales,
Il sut que j'travaillais.
Il me dit d'un air futé:
"Vous avez l'air fatigué..."
"Oui! j'ai fait huit cent bornes
Et j'en ai vraiment plein l'dos."
Il me jeta sur la paille
Avec les bestiaux.
"Tâchez d'rester tranquille
Ou sinon, moi, je me fâche.
Ne touchez pas à ma fille
Et demain, faut traire les vaches!"

J'ne dormais que d'un œil,
Quand Rita vint m'secouer.
Elle me faisait de l'œil,
Tout comme Tony Perkins.
Elle m'dit: "Viens prendre un' douche.
Je vais te montrer où c'est."
J'ai répondu "Hey hey hey,
C'coup-là, on m'la fait!"
J'essayais d'm'défiler,
Je n'savais pas trop comment...
Mais Rita a insisté
Vraiment très très gentiment.

Je n'pouvais plus m'en tirer,
J'avais l'air d'un lâche,
J'aurais pas dû accepter
D'aller demain traire les vaches!
Pour sortir de cette histoire,
Fallait trouver un moyen.
J'ai crié: "Fidel Castro,
C'est un bon copain!"
Rita parut suffoquée.
J'ai cru que c'était gagné,
Quand l'fermier, soudain, surgit
En hurlant: "Qu'est-ce que t'as dit?"

J'ai dit: "Vive Fidel Castro!
Vous m'avez compris!"
Alors il me tomba sur le dos
A bras raccourcis.
Rita parla d'sa mère
Qui dormait au cimetière,
Tandis qu'le vieux me flanquait
Un coup dans le buffet
"En enfer, j't'expédie
Si tu n't'en vas pas tout d'suite!
Espèce d'étudiant pourri!
Espèce de rat communiste!"

Il m'jeta à la tête
Un paquet d'readers digest.
Moi, je fis une pirouette.
Le vieux prit son escopette.
J'éclatais par la f'nêtre,
A cent quatre vingt à l'heure
Et j'atterris en tempête
Dans un pot de fleurs.
"Rev'nez!" criait Rita.
Le père chargeait son engin
Quand le soleil se leva,
Moi, j'étais déjà très loin...

Même si Rita est partie,
J'n'reviendrai pas d'sitôt
Chez ce vieux fermier maudit
Car j'ai trouvé un boulot.
Mais la sacrée vieille canaille
Espère bien m'faire cueillir,
Un jour par son F B I.
Mais il peut courir
J'continue à penser
Envers et contre tous,
Que sans liberté de parler
On est moins que rien du tout!

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