Les pianos numériques pour débuter

Choisir un piano numérique :


Un piano ou clavier numérique de salon se donne pour objectif d’imiter un piano acoustique. On les jugera donc sur deux principes fondamentaux que sont le toucher et le son. Mais un troisième est souvent négligé, c’est la stabilité. Bien qu’elle ne soit pas liée directement au clavier lui-même, le support devra être choisi en conséquence. Et un simple pied pliant bas de gamme ne conviendra pas.

Pour le toucher, les paramètres qui permettent d’en juger sont nombreux. Seul un essai révèlera l’aptitude du clavier à répondre à ses propres exigences. Néanmoins, le toucher d’un piano numérique doit être plus lourd que celui d’un clavier-synthétiseur. Le retour de la touche est aussi en prendre en compte. Des corrections logicielles permettent un réglage du toucher jusqu’à certaines limites. Enfin, nombreux claviers tentent une imitation de sensibilité comme celle d’une touche à surface ivoire ou ébène.

Ces pianos numériques sont tous équipés de haut-parleurs qui permettent une écoute directe, sans autre appareillage. Néanmoins, il ne faut pas s’attendre à des miracles et le son est relativement décevant, voire insuffisant en volume sur la majorité des claviers. Si l’on possède un moyen d’écoute tel un casque ou une chaine stéréo, il est recommandé de s’en servir tant la qualité de restitution sera meilleure.

Le choix des timbres n’est pas un facteur déterminant. Peu importe que la palette des sonorités soit importante ou pas, un seul bon son vaudra mieux que 128 mauvais.
Tous disposent d’un métronome électronique et d'une fonction d'accompagnement «rythmique». La fonction enregistrement est un réel plus. Elle permet, entre-autre, d’enregistrer une partie rythmique et de jouer une autre partie par-dessus. Quand au MIDI, il permet une connectivité au PC (port USB ou prise MIDI) faisant circuler le signal dans les 2 sens. Indispensable donc et pas seulement pour le compositeur.

Par rapport à un piano acoustique, le poids et l’encombrement sont souvent ce qui oriente le choix. D’autant que le numérique peut être vite démonté, transporté et rangé après utilisation mais ce n’est pas toujours le cas. Il reste aussi toujours parfaitement accordé et le changement de tonalité est utile.
Un budget compris entre 500 et 1500 Euros est suffisant pour un débutant. L’achat d’occasion permet de réduire ce budget sans prendre beaucoup de risques. En général, un essai et une vue de l’état général permettent de se faire une bonne idée.


Pour se guider :


ROLAND F-20

Neuf : environ 500 € clavier seul, 700 € avec meuble.
Un clavier bien équipé d’un bon rapport qualité/prix.

Clavier 88 touches en ivoire de synthèse, polyphonie 128 notes, 2 x 6 watts, enregistreur 2 pistes, 1 sortie casque, 1 port USB, 1 sortie ligne, 28 kg.

Roland F20

Roland F20

Roland F20


YAMAHA ARIUS YDP 162

Neuf : environ 1300 €
Un clavier qui a fait ses preuves. Pas de port USB.

Clavier 88 touches en ivoire de synthèse, polyphonie 128 notes, 2 x 20 watts, enregistreur 2 pistes, 2 sorties casque, 42 kg.

YAMAHA ARIUS YDP 162

YAMAHA ARIUS YDP 162

YAMAHA ARIUS YDP 162


CASIO PX-850BK

Neuf : environ 1000 €
Un bon clavier au toucher et au son remarquables.

Clavier 88 touches en ivoire, ébène de synthèse, polyphonie 256 notes, 2 x 20 watts, enregistreur, 2 sortie casque, port USB, 1 sortie ligne, 35 kg.

Casio PX-850BK

Casio PX-850BK