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J'écrivais des chansons...
Sur le coin d'un juke-box...
Tirant sur un gazon...
Qu'avait rien d'orthodoxe...
Je balançais mes mots...
De cuir et de charbon...
Vivant à fleur de peau...
Dans mes contradictions...
Tous les bourgeois frileux...
Ont transformé mes mots...
En ont fait des jingles rétros...
Pour les radios...
Ont racheté nos cuirs...
Nos motos, nos surins...
Et nos copeaux bleutés...
Vont finir chez Cardin...
J'aurais voulu t'écrire...
Une chanson d'amour...
Pleine de bons sentiments...
De départs, de retours...
Enrobée de violons...
Et de choeurs et d'échos...
M'fin bref, une chanson...
Qui passe à la radio...
. . . . . .
Quand ton meilleur copain...
Finit par te braquer...
Tout c'que t'avais gardé...
Pour le froid et l'angoisse...
S'en va sur le chemin...
Du brown et du sucré...
Et tu restes tout seul...
Les deux pieds dans la crasse...
Moi j'dis qu'y'a qu'les putes...
Qui peuvent savoir aimer...
Les yeux de l'intérieur...
Sont faits d'eau et d'foudre...
Tu sais vraiment quelque chose...
Quand t'as tout déréglé...
Les discours, les dollars...
La musique et la foudre...
J'aurais voulu t'écrire...
Une chanson d'amour...
Pleine de bons sentiments...
De départs, de retours...
Enrobée de violons...
Et d'échos et de choeurs...
M'fin bref une chanson...
Branchée sur le secteur...
. . . . . .
Je ne suis pas un chef...
Je n'sais pas marcher droit...
C'est pourquoi camarade...
Tu peux tirer ta ligne...
Je chanterai toujours...
Pour mes copains d'en bas...
Ceux que je reconnais...
Sans un mot, sans un signe...
C'est sûr on m'descendra...
Un beau jour pour la frime...
Pour une façon de voir...
Pour une question bénigne...
Je s'rais rééduqué...
Par des curés new-look...
Armés de pataugas...
De parkas et de boucs...
J'aurais voulu t'écrire...
Une chanson d'amour...
Pleine de bons sentiments...
De départs, de retours...
Enrobée de violons...
Et de choeurs et d'échos...
M'fin bref une chanson...
Qui passe à la radio...
Si j'ai fait le tour d'la Terre...
Tu n'peux pas dire que j'en suis fier...
Je suis pourri jusqu'à la moelle...
Qui veut me vendre un idéal...
Et je zone dans les bars de nuit...
Tu te retournes dans ton lit...
Bien au chaud dans ton alvéole...
Tu branches ma cire et tu décolles...
Tu sais le soleil est moins chaud...
Y'a du grisou dans le tempo...
Tu m'aimes vraiment mais tu as peur...
Tu tires toujours en amateur...
Tu tires toujours en amateur...
Tu tires toujours en amateur...
Tu tires toujours en amateur...
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