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Puisque des filets nous retiennent...
Puisque nos raisons nous enchaînent...
Que rien ne brille sous nos remparts...
Et puisqu'on n'atteint pas le ciel...
À moins de s'y brûler les ailes...
Et suivre les routes où l'on s'égare...
Comme on dresse un étendard...
À corps perdu, ivre et sans fard...
Pour n'être plus le pantin d'un espoir...
Et si la vie n'est qu'une cause perdue...
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru...
À corps perdu...
Puisque les destins sont les mêmes...
Que tous les chemins nous ramènent...
À l'aube d'un nouveau départ...
On n'apprend rien de nos erreurs...
À moins de s'y brûler le coeur...
Je suivrais les routes où l'on s'égare...
Comme on dresse un étendard...
À corps perdu, ivre et sans fard...
Pour n'être plus le pantin d'un espoir...
Et si la vie n'est qu'une cause perdue...
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru...
À corps perdu...
À corps perdu...
À corps perdu, j'écrirais mon histoire...
Je ne s'rais plus le pantin du hasard...
Si toutes les vies sont des causes perdues...
Les hommes meurent de n'avoir jamais cru...
De n'avoir pas vécu, ivres et sans fard...
Soldats vaincus pour une guerre sans victoire...
Et si ma vie, n'est qu'une cause perdue...
Je partirais libre, d'y avoir au moins cru...
À corps perdu...
À corps perdu...
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