Mai 2008Le vent s'engouffre, dans ma valise,
Et sur ma route, il y'a des trous
J'ai vu tant de rues, j'ai vu tant d'églises,
Mais les plus belles étaient chez~nous
Mon village, est loin, à l'autre bout du monde,
Et ma maison n'est plus qu'une chanson
Comme la neige mes rêves fondent
Buvons, mes frères, les vagabonds
Des Caraïbes, aux Philippines,
J'ai traînée ma carcasse, un peu partout
Mais les chemins qui mènent, à nos collines,
Avaient des pierres douces à mes pieds nus
Mes camarades, à l'autre bout du monde,
C'est bien justice, m'ont oubliée
Je leur adresse une colombe,
Buvons, mes frères, à leur santé
Le vent s'engouffre dans ma valise
Pourtant la chance est souvent venue
Elle est bien brave, quoi qu'on en dise,
Mais_il ne faut pas trop dormir dessus
La pauvreté manque parfois de charme
Mais l'herbe est douce aux malheureux
Pas de discours et plus de larmes
Venez, mes frères, me dire: «Adieu»
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